La Politique de l'Autruche

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jeudi 24 juillet 2008

2.

Petite suite.

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mardi 22 juillet 2008

Nos vies qui se frôlent.

On dit qu’on ne choisit pas sa famille, mais qu’on choisit ses amis. Mais certains d’entre eux s’imposent à vous, dans votre vie, comme s’ils étaient de votre famille. Je n’ai jamais eu de sœur, et, à moins d’un miracle biologique, n’en aurai jamais. Des frères, ça j’en ai, même un disparu, mais une sœur, non. Du coup je n’ai jamais eu trop d’amies, ma mère suffisant à mon contact avec la gente féminine.

Jusqu’à il y a un peu plus de deux ans. J’ai rencontré dans mon salon, un peu par hasard, parce que ma maison est ouverte aux quatre vents, une grande liane blonde. Tu riais un peu trop fort, faisais un peu trop de blagues, comme pour cacher ta timidité. Je te faisais des gâteaux.

Il y a des gens qui s’imposent à vous, des relations auxquelles vous ne vous attendiez pas. J’ai pris une grande baffe le jour où tu m’as appelé en larmes, perdue dans Toulouse. Y’a des sentiments dont on ne se rend pas compte avant de les vivre. J’aurais voulu prendre sur moi toute ta douleur, avaler ton chagrin. Je ne pouvais pas.

La suite est celle que l’on connait, celle qui ne se raconte pas, beaucoup trop de Mariage Frères l’hiver, des moqueries sur les passantes l’été, nos vies qui se frôlent sans pour autant se toucher, nos victoires et nos désillusions.

Aujourd’hui, tu as 22 ans. A quelque chose près, tu es ma petite sœur.

Celle que je peux engueuler quand elle fait des bêtises, celle avec qui je ris à en avoir mal au ventre, celle que j’aime comme quelqu’un de mon propre sang. Tu me regardes faire des erreurs, je suis derrière toi dès que tu trébuches. Plus que le même sang, il y a le même cœur.

Aujourd’hui tu as 22 ans. J’ai tout à apprendre de toi.

Il va me falloir une vie, je crois.

lundi 21 juillet 2008

Et donc.

Et donc, c'est LA semaine où j'ai le moralomètre à zéro, que les Hautes Instances de l'Autorité Universelle ont pointé sur moi un doigt rageur en disant : "allez tu vas morfler encore un petit peu."

Ça m'a donné envie de me carapater en Toulousie plus vite que mon ombre.

Heureusement, il y a Chéri, et du jus de tomate.

jeudi 17 juillet 2008

Variations sur un échec.

Je m'aperçois que, comme d'habitude, à chaque fois qu'il se passe un truc d'important pour moi, dans le mauvais sens, genre je fais pas de master l'an prochain, en fait, je me retrouve toujours toute seule, à la maison, dans mon lit, après m'être rempli le ventre de junk food, avec le pc et/ou un bouquin. Et je pleure même pas. C'est la faute à personne, c'est juste comme ça, à chaque fois.

Alors que, vraisemblablement, je devrais être en train d'enchainer les shoots de téquila assise par terre dans un endroit sale. (ou propre ça me va aussi).

dimanche 13 juillet 2008

Place nette.

Aujourd’hui, ce matin, j’ai rangé.

J’ai pris les livres sur mon bureau, deux par deux par trois, et voilà, dans la bibliothèque. Un jour sans doute, je pourrais les relire sans avoir une explication de texte préformatée dans la tête. J’ai vidé les tiroirs de mes cours, trié, mis de côté. Tout à l’heure, Chéri prendra un carton et descendra le tout à la cave.

J’ai pris le parti de me dire que j’aurais les 3 UE qui me manquent, parce qu’on pourra dire ce qu’on veut, il y a toujours un moment où je rebondis. Bien sûr, j’ai l’orgueil en berne, bien sûr je suis paniquée. Bien sûr, j’ai gardé les cours de ces trois-là, un « au cas où » pour l’année prochaine. Mais ils sont tout en bas, sous des articles sur Giono.
Parce qu’en rangeant, je me suis aperçue que, malgré tout cet orgueil justement, ce que j’avais fait était bien. Je suis fière de cette troisième année, pas fière comme un pou, non, mais fière du travail accompli, heureuse de ce que j’ai appris. Avec le sentiment du travail bien fait. Je refuse qu’on me parle de la correspondance, ou de ma vie professionnelle. Ça n’entre pas en ligne de compte, j’ai réussi. Tant bien que mal, on est d’accord, en demi-teinte, parce que ce n’est pas triomphal - à cause de ces trois matières de deuxième année- mais je m’accorde ce mérite. J’ai bien travaillé.

Tant que j’y étais j’ai enfin trié mes papiers banque-assurance maladie, blabla, laissés en vrac depuis le déménagement.

Et puis j’ai mis sur mon étagère à livres du bureau, ceux que je vais pouvoir lire tranquillement cet été. Ceux dont je vais faire une boulimie. Avec les lettres de Claire qui attendent de servir de Marque-ta-page. Et mon manuel de jardinage.


C’est propre. Deux heures pour faire place nette pour autre chose. Pour un peu d’espoir.

dimanche 6 juillet 2008

Gaspacho express et Kouglofs raisin-gingembre.

Quand c'est Dimanche, ici, c'est ménage et comme il fait beau on ne passe pas tout son temps à la cuisine, merci.

J'ai donc pour le diner (le déjeuner ayant été impromptument apporté par Mamie-Proprio) concocté un gaspacho rapido.

Pour deux personnes qui ont faim :

- Une boite de tomates pelées
- Une demi-boite de mais
- 4 ou 5 gros cornichons
- Un bel oignon
- du sel
- du poivre
- du persil et de la menthe (ici c'est maison et c'est frais)
- 1/2 litre d'eau.
- du tabasco (quelques gouttes)

Mettre dans un blender tous les ingrédients (moi je coupe grossièrement l'oignon et les cornichons) et...mixer. Mettre au frais 4 heures.
Si vous n'avez pas de blender, mettez tout dans un saladier, coupez plus finement l'oignon et les cornichons, ciselez la menthe et le persil et utilisez un mixer plongeur. (si vous n'avez pas de blender, ni de mixer-plongeur, ne mangez pas de gaspacho maison)


Pour le petit déjeuner de demain matin, des Kouglofs gingembre raisin :

Pour 4 petits moules à Kouglofs :

Dans une machine à pain, (si vous n'en avez pas mélanger dans un saladier) mettre dans cet ordre :

140ml de lait
1 œuf battu
1 sachet de sucre vanillé
1 cuillère à café de gingembre en poudre
3 grosses cuillères à soupe de sucre
450g de farine T55 (blanche quoi)
1 sachet de levure boulangère.

Mettre le programme pâte et au bip rajoutez 100g de raisin sec. Laissez le programme se terminer (ou couvrez le saladier d'un linge propre et laissez lever pendant 45 minutes minimum)
Quand le programme est fini, sortez le levain, dégazez (appuyez fermement au centre de la pâte quoi) et remplissez les moules à Kouglofs.
Remettre à lever pendant 30 min, puis four chaud (thermostat 8-9, 180°C) pendant 30-35 minutes.


Et puis voilàààà.

dimanche 29 juin 2008

Coup de pied aux fesses.

J'ai un "espèce de truc" en projet, depuis un max de temps.

Mais je n'arrive pas bien à avancer dessus. Comme on dit, il faut parfois savoir s'auto-kicker le derrière. Pour moi, ça passe par mettre l' "espèce de truc" ici, en espérant que vous m'abreuviez d'insultes si je me fais absente trop souvent.

Il n'y aucune velléité de publication quelconque (et puis quoi encore ?) de ma part, j'ai juste envie d'écrire cet "espèce de truc", et j'ai envie d'aller au bout. Pour une fois.

Si en plus, vous aviez l'amabilité extrême d'avoir un regard critique sur l' "espèce de truc" - tout en gardant à l'esprit que je ne prépare rien, je n'ai pas de scénario, de plan, ou whatever - et que j'écris en total "freestyle"- ça serait vraiment super sympa.

A noter que la conversation qui revient en leitmotiv est une vraie conversation, elle s'est déroulée il y a plus d'un an maintenant et que c'est elle qui m'a donné la matière. Et que donc je remercie Clara d'avoir "largué son copain comme ça". A noter aussi que le "20 ans" est générique, je parle de la vingtaine, pas de mon âge réel. Ce n'est pas non plus autobiographique.

Voilà voilà.

Faut cliquer sur "Lire la suite".

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vendredi 27 juin 2008

Les "artistes"

Encore un coup de sang, parce que je le vaux bien. (et que ça me fait plaisir va.)

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jeudi 26 juin 2008

Moi tes salades...

Aujourd'hui vu le temps et vu mon humeur, c'était une journée Pink Martini.



En plus, c'est une journée à bonnes nouvelles (sauf quand Boss a dit qu'il allait me retirer mon augmentation parce que je fais des blagues vraiment trop moisies et qu'il ne faut pas m'encourager), j'ai reçu un courrier qui m'indique que Ex-Boite avait mis 200€ de côté pour ma pomme sur un compte d'épargne salariale. Vu que je bosse plus chez eux, le truc est débloquable.

200€ c'est à la fois un max de Carambars, et presque le tiers de la somme dont on a besoin pour s'acheter la table de salon/salle à manger de nos rêves.

Quelle décision à prendre, j'en ai le coeur qui palpite, dites donc.

Quel suspense insoutenable.

mardi 17 juin 2008

On the Dancefloor.

En 2001, j'avais 15 ans et la première et seule fois où je suis allée en boite ils passaient ''Murder on The Dancefloor'' d'Ellis-Bextor toutes les 10 minutes. C'était dans le top 5.

C'était avant le premier petit copain sérieux (a.k.a plus de 2 semaines) mais après le premier baiser sur la plage de Noirmoutier. C'était pile-poil au moment où les parents commencent à dire "débrouille-toi, t'es grande maintenant !" mais qu'ils continuent à te faire à manger et à laver ton linge.

Pffff, des fois, qu'est-ce que je donnerais pas pour avoir 15 ans encore.

jeudi 12 juin 2008

Voyage toi-même.

J'adore recevoir des mails de mes collègues canadiens de bon matin (il est 5h30 du matin à Montréal Qc, là), qui sont de très bon exemples de sociolinguistique appliquée.

Donc, lors de la prochaine réunion on va "jeter un regard sur quelque chose" n'est-ce-pas, on parlera du "réseautage" aussi tant qu'à faire, et puis on accueille les gens "à un congrès" parce que "lors d'un congrès" ça fait trois lettres de plus à taper et ça c'est plus français ok, mais pas possible.

Et puis faut que j'arrête avec mes explications foireuses parce que visiblement ils savent pas "ce que ça mange en hiver".

Ça me met en joie parce qu'on fait un concours avec Boss, gagne celui qui arrive au plus grand nombre d'expressions québécoises à la fin de la semaine, et je suis favorite là.

dimanche 8 juin 2008

Retourner s'enfoncer, lire.

Il y aurait tant à dire sur Giono qu'il va me falloir un mémoire, deux mémoires, une thèse, que sais-je.

Son autotextualité savamment distillée, qui fait sourire le lecteur, c'est comme une chasse au trésor, là, là, j'ai déjà lu ça chez lui, c'est systématique, c'est comme si tous ses mots, tous ses romans, ses essais étaient des occurrences d'eux-mêmes et ils drainent à chaque fois toutes les valeurs précédentes ce qui fait qu'on ne se retrouve pas avec un chêne, mais avec une forêt centenaire, ce qui fait que la nature devient immense, envahit tout, ses écrits me donnent l'impression parfois d'être au bord, au sommet d'une montagne, avec le vent implacable droit dans le ventre.

Sa vision de la grandeur de l'homme, théâtralité, mythes grecs qui ne se disent pas, il n'y a rien d'explicite chez lui, il faut chercher, il faut connaitre et si on ne connait pas, il donne envie, et s'il ne donne pas envie, on comprend tout de même, voilà sa force, et son incroyable et totale confiance en l'Homme, en sa grandeur, en sa propre divinité, avec la pureté et le mal réunis car ce n'est pas dans nos actes que se situe notre salut.

Son amour de la nature, de la vie simple, lui qui, comme le Dictateur Camille retournait cultiver ses champs entre deux guerres, cultivait les siens entre deux livres et se nourrissait de la terre, pour manger, et pour écrire.

Et les élans que ses mots soulèvent dans ceux qui le lisent, la féroce nécessité de fuir à la campagne, et quand on y est déjà, de sortir se promener, respirer, et quand tout cela est fait, de retourner s'enfoncer, lire, dans le fauteuil de cuir.

Fétichisme.

Je suis avec toi quoi que tu fasses et je te dis que le monde t'accepte tel que tu es et qu'il n'y a pas à pardonner car il n'y a rien à pardonner, et que le champ de blé, les prés fleuris, les glaciers, les torrents et les forêts de hêtres sont pour toi et t'appartiennent honnêtement avec toute leur pureté comme ils appartiennent au saint des saints.
Je suis le compagnon en perpétuelle révolte contre ta captivité, qui que tu sois, et si tu n'est pas révolté en toi-même, soit que le travail ait tué toutes tes facultés de révolte, soit que tu aies pris goût à tes vices, je suis révolté pour toi malgré tout pour t'obliger à l'être.


Jean Giono - Les Vraies Richesses

mercredi 4 juin 2008

Un café et de la brioche maison - merci.

Ça fait des matinées bizarres.

L'après-exams est rempli de rendez-vous que l'on avait repoussé, repoussé et donc, comme on habite à perpet du kiné et de ma docteur et de la sécu, ça fait des matinées étranges, levée tôt pour des rendez-vous tard.

Ça fait des matinées en demi-teintes, pas la grande forme, entre fatigue et déception, parce que bon, oui ok j'ai ma 3A, magnifique objet qui serait totalement flamboyant s'il s'était accompagné de la validation de mes boulets de l'an passé, j'en ai validé 1 sur 3, peut-être qu'en 2010 ça marchera, est-ce que quelqu'un peut m'expliquer comment j'ai pu réussir d'un coup d'un seul le niveau Licence et PAS le niveau du dessous ?! Ce n'est pas une question rhétorique.

Enfin, au moins, je suis pas relou de l'orgueil mal placé c'est ça qui est bien.

Ça fait des matinées bizarres et des soirées magiques avec Chéri.



Souris, arrête de te lamenter, retourne bosser.

samedi 31 mai 2008

Nous n'irons pas danser ce soir.

Et donc, c'est fini.

Je n'ai jamais été très douée pour les notes harmonieuses, tout chez moi est souvent décousu, je ne prend même plus la peine de le cacher.

Je voulais donc dire qu'après 4 dissertations, 5 commentaires composés, 1 étude linéaire, des analyses linguistiques à la frustration des heures d'examen trop courtes, j'ai fini.

Rendez-vous dans 1 grosse semaine pour parler des résultats, d'ici là je vais trainer à la maison en m'abrutissant de lecture. Je ne suis pas sûre que je serais même honnête sur les dits-résultats ici, j'ai un égo qui risque de s'effondrer probablement alors je ferais semblant de conserver les apparences. Vous ne m'en voudrez pas.

Deux petites ridicules semaines.

Et puis c'est fini.