La Politique de l'Autruche

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samedi 10 mai 2008

Non mais n'importe quoi.

En enfilant ma robe aujourd'hui, je me suis aperçue que je sentais la mûre. Vachement plus que d'habitude.

Je me suis alors rendu compte que j'avais lavé mes cheveux au gel douche et ma peau avec mon shampooing.

Vivement que cette histoire de révision et d'examens se termine, ça va mal.

mardi 6 mai 2008

Dans mon jardin

Dans mon jardin ce matin, j'avais envie de dire :


Bonjour Rhododendron.


Mais aussi : Welcome Azalées.


Chuuutt, les Flora Danica sont en avance...

Et la Glycine... tout juste fleurie :



Comme le pommier, d'ailleurs !



Non non, je ne suis pas partie réviser en Normandie.

mardi 29 avril 2008

22u2.

Au lieu de faire mon travail très très important et très très interessant (remplir des contrats...) je lis des mails restés sur mes boites yahoo créées quand j'avais 13 ans (Internet était quasi entré dans les moeurs déjà, sauf qu'à la place des blogs on avait le ... chat Caramail, dont je me rappelle même mon login et mon mdp, hahahah, ça nous rajeunit pas.) breeff des messages restés dans le dossier brouillons, ou d'autres dossiers parce que je classais ma vie à l'époque.

Bon. Okay, je sais que dans 10 ans je vais relire les sauvegardes de ce blog et je pleurerai aussi mais moins je pense quand même.

Parce que bon, donc j'ai une chain-mail, avec les 100 questions à remplir là, et donc j'y mets que j'ai 16 ans, que j'aime bien Kurt Coben et que je "suis trop in love" de mon mec. De l'époque. Je sais plus qui c'était. Mais j'ai envoyé ce truc à TOUS mes contacts. Siiiiiii.
Y'a aussi des mails moins drôles, des mails nostalgiques de mes copines de mon année de fac d'Angers, qui font bizarres, des demandes de dossiers d'inscriptions à Paris 4, en cursus Archéo quand je pensais encore pouvoir y arriver en présentiel, y'a des mails infâmes d'insultes que j'avais reçus (et gardés pour les re-re-re-relire et faire du pathos dessus pendant 6 mois) et mérités, y'a des mails de B. période post-rupture avec des "ma grande" et autres "t'es comme ma petite soeur", sauf que ça marche pas des masses ce genre de phrase avec quelqu'un que t'as fucké pendant 6 mois tout de même, mais j'avais gardé pour faire comme si on pouvait être amie avec son ex, N'IMPORTE QUOI !
Les premiers mails de Chéri, les explications avec H. et Y., les murs d'incompréhension et l'impression de gachis.

Ca devait être inconsciemment prémédité un coup pareil à la veille de mon anniversaire, histoire de prendre un coup de vieux, de voir le chemin parcouru, de regarder vers la route qui reste à faire. De prendre cette foutue année de plus sans regrets.

Avec encore quelques remords.

Mais sans regrets.

jeudi 24 avril 2008

Entendu dans ma vie.

Hier :

- Oooh t'as coupé tes cheveux ?
- Tiens c'est marrant t'as changé de lunettes ? c'est pas mal !
- Tu as changé un truc chez toi, c'est vraiment pas mal mais j'arrive pas à voir quoi...

...

Je n'avais rien fait de tout cela, je m'étais simplement coiffée et maquillée, merci amis collègues.

Toujours hier :

Milie : - Le jean que tu portes là, c'est celui que tu as payé un rein ?
Magrat : - Oui.
Milie : - C'est con que tu aies maigri quand même, ça ressemble plus à rien maintenant.

...

Euh, dites, tous, ma fête c'est en Juin seulement...

lundi 21 avril 2008

Polly Pocket

Discussion avec mon pote Thomas ce matin et discussion-café au boulot cet après-midi. Glossage et incompréhension devant ce monde que nous sommes censées quitter vers 12 ans mais qui perdure parfois jusqu'aux filles de 25 ans et plus et que j'appellerais le monde Polly Pocket. Un monde étrange où se mêlent en vrac les filles qui pensent qu'elles peuvent faire la guerre, avec du sang, des missiles et tout le toutim mais n'acceptent pas d'avoir les mêmes évaluations que les militaires hommes, donc elles ont des barêmes moins durs, j'ai envie de dire mouhahaah bien sûr les mecs en face ils te shouteront moins dans laggle parce que t'es une fille, c'est évident, et puis celles qui se prennent pour des princesses Sarah trop trop fragiles de la vie, je passe sur les filles qui font pas de sexe, mais l'amour, ou qui veulent avoir une première fois sexuelle avec un mec qu'elles aiment trop trop fort que c'est pour la vie, - quand on connait un peu la nature humaine, et à quel point nous sommes gouvernés par les instincts animaux, on se gausse sévère - bref les skyblogueuses de 16 ans, je refuse de parler des dauphins qui scintillent parce que c'est au-dessus de mes forces. Mon collègue c'est pire, sa soeur a décidé à 16 ans de devenir danseuse étoile alors qu'elle fait du basket depuis ses 5 ans, et il ne sait pas comment lui dire que ce n'est pas réaliste, j'ai répondu "deux claques dans saggle" mais il parait que la violence ne résout rien, je suis pas tout à fait convaincue.

Breeeeff, sinon Boss me laisse boucler la fin de mois all alone, parce qu'il part en voyage, ce qui revient à sauter en parachute sans parachute, on est maaalll, en plus vendredi je dois être au bureau à 9h, NEUF HEURES steuplé, c'est l'heure où je me réveille d'habitude, comment font les gens "normaux" (snob inside) je-ne-sais-paaaasss. On va tous mourir.

PS : Je vais mourir de La Route des Flandres, je sais pas comment rendre cette compo alors que j'en suis qu'à la moitié du livre et que c'est écrit tellement compliqué, du genre 10 fois plus relou que Proust steuplé, je savais pas que c'était possible, que j'avance pas parce que la moitié du temps j'oublie ce que j'ai lu avant tellement c'était alambiqué et disgressif et l'autre moitié JE M'ENDORS §§ J'ai pas commencé à lire le cours mais peut-être que je devrais laisser tomber le bouquin relou et lire directement le cours, peut-être que c'est un truc qui se lit pas en fait et qu'on m'a pas prévenu. Cette licence va me tuer.

PPS Ajout de 21h50 : Je viens de m'apercevoir que j'ai envoyé un message privé à mon professeur d'anglais qui dit " ahaha je pense que vous êtes mon professeur préféré" parce que ce type est vraiment vraiment drôle mais à moins d'un mois des examens, ça fait hyper lèche-cul quand même, mais je n'ai pas réfléchi, tant pis, je suis jeune et fraîche (Nartaaaa !!)

mercredi 16 avril 2008

(parenthèse)

En lisant les mots d'une autre, ce soir, et en essayant de lui répondre, je n'ai pas su vraiment exprimer tout ce qui me passait dans la tête. Comme je sais qu'elle lit ici, j'espère que ça l'aidera, et j'espère aussi qu'elle ne prendra pas ça pour une leçon de vie que je pourrais lui donner, ce n'est ni mon intention ni mon rôle, mais on partage déjà tellement de choses, elle et moi, et j'ai besoin de lui dire ça.

Il m'a fallu du temps. Enormément, vraiment beaucoup de temps, d'amitié, de présence et enfin d'amour pour y arriver. Arrêter de me poser des questions. Ça c'est fait sans que vraiment je m'en rende compte. Je ne pourrais pas dire quand.

Je suis une vraie fille. A cette constatation s'ajoute le fait indéniable de mes défauts de fille. Du jour où j'ai commencé à fréquenter les garçons jusqu'à il y a quelques mois, du jour en fait, où mes parents m'ont considéré comme une adulte, ces fous, je me suis posée des tas de questions de fille. J'ai douté de tous les hommes rencontrés, de la parole de ma mère, j'ai douté de ma famille, j'ai eu peur pour mes frères chaque jour que Dieu faisait. De mes ami(es) j'attendais trop, je mettais trop de pression. J'ai été déçue, des gens sont partis, je suis restée pas mal seule. Intransigeante. Il y a encore quelques mois, alors que nous entamerons bientôt notre 4ième année avec Chéri, je doutais de notre histoire. J'ai toujours eu cette propension au malheur, aux cris aux pleurs, aux doutes, au manque de confiance, en moi, en nous. Comment une fille comme moi pouvait-elle croire qu'un garçon comme lui allait rester à mes côtés pour tout le reste de la vie ? Il y a encore un an, j'ai fait une énorme bêtise tellement je n'y croyais pas. Je n'y croyais tellement pas qu'il fallait que je provoque le clash. J'aurais pu me mettre sous une voiture, même résultat. J'avais mal, je me punissais de mon manque de confiance dans l'avenir, et je ne pouvais rien y faire : c'était comme ça. On ne resterait pas ensembles, même si je voulais y croire de toutes mes forces.

Chéri, sur ce coup-là, je dois dire, a été un monstre de gentillesse et de compréhension. Je me suis pris des baffes de sa part (au figuré), je les avais amplement méritées. Il y a un an, on a fait comme si on repartait de zéro, mais il y avait eu notre clash, à nous, celui qui fait mal des années après quand on y repense, mais celui qui m'a fait grandir. Et je ne sais pas comment, j'ai arrêté de me poser des questions. Et puis, surtout, j'y crois en notre histoire. Bien sûr, je ne suis pas complètement naïve, je sais que peut-être un jour, ça finira. Et puis peut-être pas. L'important c'est d'avoir des projets ensembles.

Forcément, après, tout s'est plus ou moins apaisé. J'ai parfois l'impression d'être une hippie du sentiment, vu que ce n'est pas du tout ce que je suis "dans la vie", c'est reposant. Mais voilà, je prend certaines choses avec plus de philosophie. J'ai arrêté de stresser pour mon frère sans travail, c'était son problème il est grand. Au final il a trouvé du boulot, parce que merde il est juste responsable. Mais faut lui lâcher la bride. Et franchement, il ne faut pas compter sur moi pour dire à mon petit frère que changer d'orientation est une connerie, il a 17 ans, il a tellement tellement le temps de voir autre chose et de se décider... J'ai aussi des amis que je vois quand j'ai le temps, et quand ils ont le temps, et même si on se voit pas souvent, l'important c'est ce qu'on ressent et comment on se sent bien ensembles quand on se retrouve.

Il m'a fallu beaucoup de temps aussi pour comprendre qu'on ne peut pas être heureux tout le temps. Que c'est mentir. Qu'on a des faiblesses et des coups de blues, qu'il faut les accepter sans tout remettre en cause à chaque fois. Que je ne suis pas malheureuse comme les pierres parce que je pleure ce soir, mais que je suis juste fatiguée. Qu'il faut prendre sur soi, manger un bout, aller au lit, parce que demain je me lèverai avec la patate. C'est comme ça. On est pas des robots lisses des émotions. Ça ne marche pas comme ça.

Il m'a fallu du temps pour tout ça. Et j'avoue, je ne saurais pas quoi lui donner comme conseil. Je n'en ai pas. C'est ma, toute petite expérience. Je pourrais dire " là, arrêtons de se poser des questions" mais je ne suis pas sûre que cela fonctionne, parce que je suis plutot persuadée que cela vient comme ça, quand on s'y attend pas, et à différents stades de la vie d'une personne. Y'a pas de modèle pour se sentir bien avec soi-même.

La seule chose que je puisse lui dire, c'est que ça arrivera.

C'est certain.

Franchement, c'est comme un mercredi.

Je cours partout et j'ai des tas de trucs à faire, je suis comme le petit Lapin d'Alice, hop hop hop, un coup de stabilo par ci, une convention de formation par là, hop une facture.

Mes dossiers "non-urgents" s'accumulent gentiment en tas sur le bord de mon bureau. Ca fait rire mon boss, qui me dit qu'il va m'embaucher en 35h et je dis "non non non".

Peut-être que mes examens passeront pour des vacances, après tout, mais je m'éclate en ce moment.

samedi 12 avril 2008

WE

Une grosse grippe/rhume depuis mercredi, en couple pour bien faire, du coup aujourd'hui ça a encore été repos, on n'avance pas du tout sur la fin de notre installation, il reste des cadres à accrocher, et aller au magasin pour changer un certain adhésif très 70's et pour des semis de fleurs.

Vendredi c'était donc The Big Day de mon boulot, j'y suis allée avec 38 de fièvre, j'ai assuré jusqu'à 15h et puis je suis rentrée dormir, je n'ai même pas pu profiter ni de la nourriture ni du champagne, ni du fait de voir la journée prendre fin alors que tout s'est bien passé, ce qui aurait été la concrétisation de deux mois de travail mais tant pis.

Demain, du repos encore, un peu de cuisine sans doute.

vendredi 4 avril 2008

Je fais vachement bien semblant de bouder.

Toujours pas internet à la maison et en fait, ça me va.

J'aimerais juste bien avoir du temps, au soleil qui arrive. Que les devoirs, les rendez-vous, les ceci-cela s'arrêtent, profiter de ma nouvelle maison, du jardin et des chiens avec un bon bouquin. Entendre Chéri être ici ou là dans le coin, prendre un thé avec lui, étendre le linge au grand vent, m'allonger sur le lit de notre nouvelle chambre inondée de soleil, tout le temps tout le temps, et faire la sieste, et planter des tomates cerises.

Je n'ai pas bien envie d'aller à ce pot entre collègues ce soir, je veux prendre mon métro mon rer et mon tramway, je veux rentrer à la maison, c'est tout.

Puisque c'est ça, je vais prendre une marguarita.

Mais je boude quand même.

lundi 31 mars 2008

Un de plus.

Vivants.

Cartons réduisent.

Maison à la campagne absolument géniale.

Take care.

mardi 25 mars 2008

Oh my gad.

Big Boss vient de partir chez un client gentil (aka 55% de notre CA de 2008).

Il est 17h, comme je suis performante je n'ai plus rien à faire.

Si c'est pas une incitation à la glande, ça, s'il te plait !!

Girls Just Want

Jeunesse désoeuvrée. Pas Jeunesse Dorée, non, et puis quoi encore, seulement Jeunesse Désoeuvrée. Criant, hurlant à qui mieux mieux, son ennui, sa douleur, son blablabla habituel. Cela me lasse.

Par réaction je lis des gens trop intelligents pour moi, des sujets trop compliqués, juste pour me dire que tout ici est futile et vain, de la jeunesse désoeuvrée entretenue par Papa et Maman, aux grands pontes du Management Marketing, jusqu'à ma propre bataille avec la syntaxe de l'interrogation française.

Hier soir, pour m'endormir, je pensais à la complexité des filles, à ce qu'elles veulent, comme elles ne se comprennent même pas elles-même, même pas entre elles, pas, tout court. Voulant tout et son contraire, je veux du silence et je me perds dans des bars bruyants de musique et de rires, je veux sortir et je reste au chaud sous la couette, je veux un garçon jaloux mais pas possessif, qui fasse le ménage mais qui me laisse gérer la maison... Les listes sur Facebook de ce que veulent les filles sont un mensonge éhonté.

Je me vois au dessus de moi-même, dans une tardive lucidité, je vois comme je suis dure à vivre, comme je suis compliquée, mon sale caractère, ma trop grande franchise, mes pleurs pour rien, mes faiblesses, ma dureté, mon intransigeance, et je pardonne pourtant tout. Paradoxale et compliquée, des mots pour dire "fille" en gros.

Je ne sais pas ce que je serais plus tard, ce que je veux faire même, plus simplement, si je la prends ou pas cette année sabbatique, si j'en suis capable seulement. Mais comme disent mes collègues canadiens, j'ai (et je veux) du fun, dans ma vie, déjà.

lundi 24 mars 2008

Un message subliminal par jour.

Just because we don't say thank you every time you do something, doesn't mean we don’t appreciate every little thing you do.

vendredi 21 mars 2008

It's green ! The color of go, as in let's.

Le retour de How I met c'est comme un parachutage dans une boutique de chocolat qui ne fait pas grossir. Jouissif.

J'avoue c'est encore mieux quand ensuite, sur les conseils avisés de mon frère, on a enchainé les 4 premiers épisodes de The Knights of Prosperity, notre nouvelle marotte (avec un générique juste...Awesome).

Sinon je vais vous livrer les secrets de la réussite d'un régime : on bannit la viande rouge, le fromage, les pâtes et le riz, on se nourrit exclusivement de dinde, de salade, de légumes en salade, d'un max de lentilles vertes en salade. On s'en fait une orgie pour être rassasié et avoir le bidou bien rempli. Pour assaisonner on se contente d'une sauce au yaourt (un yaourt nature, de la moutarde du sel du poivre, et paf, ça fait une sauce au yaourt ! 90kcal contre 180 pour une vinaigrette), on ne saute pas le dessert "fruits qui câlent" aka "pomme" et "banane". Avec tout ça, et sans se priver du sucre dans mon café, j'ai perdu 4 kilos en une semaine et 1 jour, et en plus j'ai craqué, j'ai mangé un ferrero rocher.

Sinon rien à voir, vous allez bouffer du texte made in Autruche, mes profs ont tous mis sur mes copies que j'avais un problème d'expression écrite à cause d'un manque de pratique flagrant ou alors qu'il fallait arrêter de regarder des séries en VO Mademoiselle, parce que la grammaire française ne fonctionne pas comme l'anglaise. Comme la seconde proposition est juste tellement impossible, je suppose qu'il va falloir que je délie mes gros doigts.

lundi 17 mars 2008

Au diable nos états d’âme, et nos vies qui ne basculent.

Manque flagrant de concentration. Théophile, Théophile, pardon, mais non. Je te lis, machinalement, je fais des fiches, machinalement, j’endors mon esprit, machinalement.

J’erre dans l’appartement, gros soupir, gros gros soupir, d’ennui. Mon cœur s’est tu en quelques heures, du moins je m’en suis rendue compte il y a quelques heures, que le tumulte et la rage étaient passés, sûrement il y a longtemps d’ailleurs. Il reste des sentiments forts, bien sûr, mais la conscience aigue …disparue. Le truc qui fait mal. Disparu.

J’apprends que l’on peut vivre sans souffrance, que l’on peut vivre sans larmes, je l’avais appris je pense, j’en prends conscience.

Et puis je me découvre étrangère à ce monde, je me rappelle de cette discussion avec Lui, où je lui disais tout les paradoxes de certains sentiments, mes envies de calme et de sérénité, mes envies de rester là, avec lui et eux, en autarcie, mes envies de cuisine, de jardin, mes envies « de vieille » comme je dis.

Mais aussi mon incompréhension face aux gens, aux filles surtout, de mon âge, avec E. en porte-étendard, me demandant pourquoi je n’étais pas comme elles, insouciantes et fraiches, jeunes, comparaison stupide dont je ne voyais pas l’absurdité.

Je n’ai pas envie de danse, je n’ai pas envie d’ivresse, je ne veux pas du cœur qui cogne, j’ai donné - un peu, je n’en veux plus -jamais.

J’ai le rêve de cette nuit, image d’Épinal, devant les yeux : une grande table dehors, du soleil, les gens ( C. et P et soyons fous, Flo, notre famille, et E. qui voudrait cueillir des fleurs, et les autres…) qui arrivent les bras chargés de salades fraiches, Lui devant le barbecue qui fume, je porte une robe blanche salie par la terre du jardin. Ca me va, oh, oui, ça me va vraiment.