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Par l'Autruche, jeudi 24 juillet 2008 à 09:33 :: 20 ans. :: #108 :: rss
Petite suite.
Les règles. On ne me fera pas croire que les filles aiment avoir leurs règles. Bien sûr, ça ne se passe pas de la même façon pour chacune d’entre nous, il y a autant de façons de supporter ça qu’il y a de filles sur terre mais bon sang, les règles. C’est l’invention du diable, il a du se passer un truc quand on était des amphibiens, l’un d’eux s’est dit « tiens si je saignais un peu comme ça pour voir », il a vu et il n’a pas pu faire machine arrière après, ça s’est transmis, et il a du dire « oh la boulette ! ». Mais trop tard. Les règles, c’est la Peste.
Je déteste vraiment ça. De mes 14 ans, âge où j’ai pleuré dans les toilettes en découvrant que ça y était - et je vous épargne l’annonce à l’entité me servant de mère, qui a limite voulu me faire un gâteau pour fêter ça, quelle idée débile quand même, de mes 14 ans, donc, à mes 21 ans, pas la moindre petite lueur de désagrément. Excepté le choix délicat, la question à 1000€ serviettes ou tampon, serviettes et tampon, serviettes la nuit, tampon le jour, glamour. Et puis à 21 ans, la vie, comme une femme de peu de vertu, a décidé que je me sentirai mal. Hormonalement insupportable, littéralement vidée de mon sang, 5 jours par mois je suis tour à tour, extatique, épuisée, maladroite, calme, speed. Et je dis environ 10 fois plus de grossièreté, ce qui rend mon vocabulaire et ma conversation plutôt limités « putain de merde, crotte, bordel de cul ». Même un adepte du PMU a une logorrhée plus enrichie.
Les règles. Je ne vois pas bien de raison de se réjouir quand on les a, sauf quand on doit pisser sur un bâtonnet ClearBlue un mois après cette soirée drôlement arrosée dont on ne se souvient pas bien.
Je veux dire, les règles c’est quand même du mal de ventre, de la rétention d’eau, des cheveux gras et la peau en vrac. Des pleurnicheries irrationnelles, de la mauvaise humeur, et comble du comble : la mayonnaise qui tourne ! Bien sûr que c’est une légende urbaine, mais, dans le doute, l’amphibien, il aurait pu s’abstenir.
Commentaires
1. Le lundi 28 juillet 2008 à 17:07, par Gertrude
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