Ces jours, la vie en pause.
Le ciel gris, qui retient ses orages ou bien le soleil, je ne sais pas trop.
OK, les jours sont faits d’un grand ennui, j’ai le corps chaud, endolori et endormi.
J’aime les mots doux, le thé citron, le lait chaud et sucré. Je ne fais que lire et relire et noter, re-noter, enfouie sous la couverture orange vif de Claire.
J’ai l’impression que le temps a décidé de me faciliter la tâche, pas de grand beau temps pour mes révisions, une météo qui se prête à ma concentration. Et à mes doutes.
Hier soir, un peu de rage, d’abandon, d’incompréhension. De lest.
Je vois comme F. a appris à gérer tout ça, à m’écouter, m’embrasser. Ne pas brusquer les choses, ne pas m’apprendre des leçons de vie. Il faut bien que j’apprenne seule, encore. Il faut bien que j’apprenne.
Et je vois comme, petit à petit, j’ai repris confiance en moi, comme mes doutes passent vite. Comme l’agacement de ne pas y arriver la première fois, fait vite place à l’affirmation je vais y arriver et puis c’est tout. C’est comme ça.
Je ne me laisse plus le choix.
Je m’écoute toujours un peu trop. Mais je ne fais plus dans le pathos à l’infini.
J’en arrive à voir la vie autrement.
Avant je disais je suis heureuse, comme on répète un mantra, pour me persuader, pour me donner la force, mais je ne savais pas.
Aujourd’hui, je suis heureuse.
Et je sais, j’ai vu la différence.