Demain les chiens – Clifford D. Simak
Il parait que Demain les chiens de Clifford D. Simak est un classique de la littérature SF. C’est ce que dit la quatrième de couverture en tout cas. Moi je ne connaissais pas, sans doute parce que je suis une totale autodidacte sur la SF et la Fantasy.
Je vous brosse le portrait rapidement : dans un monde post-civilisation humaine, des chiens doués de la parole s’échangent autour du feu contes et mythes sur les anciens temps, -et notamment sur la genèse de leur propre civilisation, leur don de la parole, la disparition de l’Homme… Le roman est découpé en 8 contes/mythes donc, se passant à des époques différentes, marquant l’évolution de l’effondrement de la civilisation humaine et l’avènement de celle des chiens. Le fil rouge est l’histoire d’une famille, les Webster qui, d’une façon ou d’une autre, participe toujours à l’évolution.
Si j’ai aimé l’intrigue, la façon dont c’est amené, le découpage, les personnages complexes, toujours en demi-teintes, le mutant Joe -que j’ai trouvé détestable mais si bien construit ! (et qui m’a fait fortement penser au Taltos de Rice), la chronologie de chacun des contes, l’extrême variété dans la démonstration de l’évolution – passant de la conquête de Jupiter à la re-découverte de l’arc et des flèches -, le dénouement implacable sous-entendant que c’est une évolution logique et inexorable qu’une civilisation chasse l’autre, le personnage de Jenkins, véritable mémoire collective et ancestrale… j’ai moins aimé le blabla qui précède chaque mythe.
Ils sont sensés refléter les recherches canines sur ces contes. Trois grands spécialistes de la littérature canine s’affrontent et retranscrivent leur point de vue sur chacun des mythes. J’ai trouvé cela inutile et j’avoue avoir sauté quelques lignes car j’ai parfois eu l’impression que cela me « coupait » dans mon élan de la lecture. L’idée est parfois bonne – elle fonctionne dans d’autres romans que j’ai lu, mais j’ai trouvé que ce double découpage – le découpage en contes, puis le découpage du conte en deux, avec l’explication des théories canines sur leur genèse en avant-propos systématique donc, alourdissait la forme. Je ne saurais dire à quoi cela tient.
Mais après tout, ce n’est qu’un inconvénient mineur. Demain les chiens est sûrement plus complexe qu’il n’y parait à la première lecture. J’ai l’impression d’avoir manqué pleins de choses importantes pour la compréhension totale du roman, qui est extrêmement fourni en concepts différents les uns des autres. Suffisamment de manques pour avoir envie de le relire prochainement en tout cas…
mai 1st, 2010 at 16:28
J’ai été à une époque très addict au SF et à la fantasy alors qu’actuellement j’en fait une allergie assez impressionnante (y compris dans les films, séries, bds, etc) pourtant j’ai toujours un bon souvenir de ce bouquin et l’envie de le relire. Grâce à toi demain j’entame des fouilles pour le retrouver.