Comme un adolescent
J’avance lentement, vraiment lentement, à pas de souris.
Quelques pages d’introduction, beaucoup de lectures, vraiment beaucoup. Je me perds presque dans cette bibliographie, à tel point que j’ai décidé d’y mettre un terme. Finir les quelques centaines de pages qu’il y a à finir, et puis me lancer enfin dans ma réflexion, et dans la rédaction de ces 150 pages.
Je sais que cette chose-là mettra bien plus de temps à grandir que la précédente, surtout parce qu’elle préfigure la suite, la thèse, parce qu’elle fait partie d’un tout désormais.
Et petit à petit aussi je m’ouvre à d’autres choses, d’autres envies. Une réflexion s’amorce, grandit, sur Houellebecq et sur Beigbeder, je touche du doigt la littérature contemporaine. Elle me fascine moins, j’y suis plus critique, sans doute plus objective.
D’autres amorces, sur la littérature arabe, un Tariq Ali qui m’envoûte toujours autant et qui me conduit lentement vers cette poésie si méconnue.
Etre libérée des contraintes scolaires me fait prendre conscience comme je suis faite pour la recherche.
J’ai l’impression que tout va lentement, que tout prend du temps, sans pourtant subir une chape de plomb. Un rythme indolent dans mes projets, dans mon travail. Dans la vie presque.
Dans quelques semaines, tout se précipitera je le sais, le déménagement lyonnais, la vie nouvelle, l’aventure, une libération.
Je prends mon temps.
Bientôt l’espace.