J’ai enfin lu JPod de Coupland.
Mercredi, juin 1st, 2011Trop bien me direz-vous, ça fait seulement 100 ans qu’il est sorti. Oui, bon ça va, j’ai une vie, pardon.
Tenez, j’ai décidé de mettre des images ici :

Editions Au Diable Vauvert, 2010, 22€
Et aussi d’écrire plus, ce sera facile, j’ai rendu tous les séminaires et de toute façon je ne dors pas donc hein, bon, ça m’occupera.
JPod, je vous fais pas l’histoire, si vous voulez la 4ième de couverture il vous faudra googler, de mon avis de fille qui vit en milieu hostile (=plein d’ordinateurs et de consoles et de gens qui parlent de jeux videos) et donc qui a, par instinct de survie, développé une certaine culture du milieu, c’était : rigolo. Certes, c’est une littérature de niche, clairement adressée aux « geeks » (eurk), pour les geeks, par un geek. Donc du coup, ça m’a plu. J’ai vraiment rigolé.
De mon avis de fille qui a fait des études de Lettres et donc se la pète en employant des mots compliqués c’était : rigolo (mais pas dans le même sens.)
Je ne peux pas nier que JPod soit loufoque, drôle, décalé, impertinent et tout ce qui s’ensuit. Malheureusement, cela ne suffit pas à faire un bon livre (sinon ça se saurait).
Le bât blesse à deux endroits sensibles : les personnages – qu’il veut tellement originaux qu’ils en deviennent totalement stéréotypés – et l’intrigue, qui ne va nulle part (et on s’en aperçoit assez vite).
Si vous voulez faire un roman avec des personnages qui ont une aura, du poids, évitez de les faire « too much ». La mère cultivatrice de cannabis, pourquoi pas, la mère cultivatrice de cannabis qui tue par erreur un biker et qui demande à son fils de venir l’aider à enterrer le corps – lequel fils n’est pas le moins du monde paniqué, ça n’est pas crédible. Excepté les deux autres personnages féminins (Bree et Kaitlin), on frôle le grand burlesque, personnages inutiles à la saveur trop piquante pour ne pas vous arracher la bouche.
Quant à l’intrigue, sans entrer dans les détails, on pouvait faire beaucoup moins de pages pour arriver au même résultat, non mais qu’est-ce que c’est que cet esprit de synthèse ? Ben y’en a pas. Par ailleurs, Coupland se mettant en scène dans son propre roman, cela touche d’une part au narcissisme, cela casse le pacte de lecture d’autre part, et à ce compte-là, autant lire Calvino, c’est mieux fait.
Ceci dit, c’est tout de même un bon livre, divertissant, dont les références sont intelligentes, spirituelles et qui fait une belle démonstration de ce que peut être l’humour par l’absurde.
Editions AuDiableVauvert.