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	<title>La Politique de l&#039;Autruche &#187; Review</title>
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	<description>Laboratoire Littéraire</description>
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		<title>J&#8217;ai enfin lu JPod de Coupland.</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Jun 2011 13:29:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Autruche</dc:creator>
				<category><![CDATA[Review]]></category>

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		<description><![CDATA[Trop bien me direz-vous, ça fait seulement 100 ans qu&#8217;il est sorti. Oui, bon ça va, j&#8217;ai une vie, pardon. Tenez, j&#8217;ai décidé de mettre des images ici : Editions Au Diable Vauvert, 2010, 22€ Et aussi d&#8217;écrire plus, ce sera facile, j&#8217;ai rendu tous les séminaires et de toute façon je ne dors pas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Trop bien me direz-vous, ça fait seulement 100 ans qu&#8217;il est sorti. Oui, bon ça va, j&#8217;ai une vie, pardon.</p>
<p style="text-align: justify;">Tenez, j&#8217;ai décidé de mettre des images ici :</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lapolitiquedelautruche.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/jPod.png"></a><a href="http://www.lapolitiquedelautruche.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/jPod.png"><img class="size-full wp-image-689 alignnone" title="jPod" src="http://www.lapolitiquedelautruche.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/jPod.png" alt="" width="193" height="299" /></a><br />
<em>Editions Au Diable Vauvert, 2010, 22€</em></p>
<p style="text-align: justify;">Et aussi d&#8217;écrire plus, ce sera facile, j&#8217;ai rendu tous les séminaires et de toute façon je ne dors pas donc hein, bon, ça m&#8217;occupera.</p>
<p style="text-align: justify;">JPod, je vous fais pas l&#8217;histoire, si vous voulez la 4ième de couverture il vous faudra googler, de mon avis de fille qui vit en milieu hostile (=plein d&#8217;ordinateurs et de consoles et de gens qui parlent de jeux videos) et donc qui a, par instinct de survie, développé une certaine culture du milieu, c&#8217;était : rigolo. Certes, c&#8217;est une littérature de niche, clairement adressée aux &laquo;&nbsp;geeks&nbsp;&raquo; (eurk), pour les geeks, par un geek. Donc du coup, ça m&#8217;a plu. J&#8217;ai vraiment <em>rigolé</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">De mon avis de fille qui a fait des études de Lettres et donc se la pète en employant des mots compliqués c&#8217;était : rigolo (mais pas dans le même sens.)</p>
<p style="text-align: justify;">Je ne peux pas nier que JPod soit loufoque, drôle, décalé, impertinent et tout ce qui s&#8217;ensuit. Malheureusement, cela ne suffit pas à faire un bon livre (sinon ça se saurait).</p>
<p style="text-align: justify;">Le bât blesse à deux endroits sensibles : les personnages &#8211; qu&#8217;il veut tellement originaux qu&#8217;ils en deviennent totalement stéréotypés &#8211; et l&#8217;intrigue, qui ne va nulle part (et on s&#8217;en aperçoit assez vite).</p>
<p style="text-align: justify;">Si vous voulez faire un roman avec des personnages qui ont une aura, du poids, évitez de les faire &laquo;&nbsp;too much&nbsp;&raquo;. La mère cultivatrice de cannabis, pourquoi pas, la mère cultivatrice de cannabis qui tue par erreur un biker et qui demande à son fils de venir l&#8217;aider à enterrer le corps &#8211; lequel fils n&#8217;est pas le moins du monde paniqué, ça n&#8217;est pas <em>crédible</em>. Excepté les deux autres personnages féminins (Bree et Kaitlin), on frôle le grand burlesque, personnages inutiles à la saveur trop piquante pour ne pas vous arracher la bouche.</p>
<p style="text-align: justify;">Quant à l&#8217;intrigue, sans entrer dans les détails, on pouvait faire beaucoup moins de pages pour arriver au même résultat, non mais qu&#8217;est-ce que c&#8217;est que cet esprit de synthèse ? Ben y&#8217;en a pas. Par ailleurs, Coupland se mettant en scène dans son propre roman, cela touche d&#8217;une part au narcissisme, cela casse le pacte de lecture d&#8217;autre part, et à ce compte-là, autant lire Calvino, c&#8217;est mieux fait.</p>
<p style="text-align: justify;">Ceci dit, c&#8217;est tout de même un bon livre, divertissant, dont les références sont intelligentes, spirituelles et qui fait une belle démonstration de ce que peut être l&#8217;humour par l&#8217;absurde.</p>
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		<title>Henning Mankell</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Oct 2010 09:59:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Autruche</dc:creator>
				<category><![CDATA[Review]]></category>

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		<description><![CDATA[Aujourd&#8217;hui, je suis chez Audrey.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd&#8217;hui, je suis <a href="http://lesplumesdaudrey.fr/?p=9151">chez Audrey</a>.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>La fonction du balai &#8211; David Foster Wallace</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Sep 2010 10:19:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Autruche</dc:creator>
				<category><![CDATA[Review]]></category>
		<category><![CDATA[David Foster Wallace]]></category>
		<category><![CDATA[Fonction du Balai]]></category>

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		<description><![CDATA[La vie et les rencontres nous amènent parfois à faire des lectures dans un domaine inédit. Je n&#8217;y connais rien en littérature anglo-saxone (sauf bien sûr la science-fiction et la fantasy, mes piliers inébranlables) et je glane ici et là des conseils de lecture, parfois heureux, parfois malheureux. Lire La fonction du balai n&#8217;était pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La vie et les rencontres nous amènent parfois à faire des lectures dans un domaine inédit. Je n&#8217;y connais rien en littérature anglo-saxone (sauf bien sûr la science-fiction et la fantasy, mes piliers inébranlables) et je glane ici et là des conseils de lecture, parfois heureux, parfois malheureux.</p>
<p style="text-align: justify;">Lire <em>La fonction du balai</em> n&#8217;était pour moi au début que l&#8217;assouvissement de ma curiosité, puisqu&#8217;il a été traduit par le garçon qui tient le compte Twitter des éditions <a href="https://twitter.com/#!/AuDiableVauvert" target="_blank">AuDiableVauvert</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-629" title="fb" src="http://www.lapolitiquedelautruche.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/09/fb.gif" alt="fb" width="218" height="333" /><em>Editions AuDiableVauvert.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Saine curiosité puisque, sans être une révélation, le roman m&#8217;a suffisamment plu et interpellé pour avoir envie de lire d&#8217;autres ouvrages de l&#8217;auteur. Ce n&#8217;était donc pas un choix malheureux cette fois-ci.</p>
<p style="text-align: justify;">Néanmoins, j&#8217;ai eu du mal à entrer dans le roman et au début j&#8217;ai été très surprise des longues phrases de l&#8217;auteur, savamment aérées par des virgules, des points virgules, et très ciselées, mais malgré tout très atypiques.  Quoi qu&#8217;il en soit, les cinquante premières pages étaient plaisantes à lire mais pas <em>enthousiasmantes. </em>Ce que je veux dire par là c&#8217;est que je me suis dit que ça allait se lire facilement, sans réfléchir, sans jubilation. Cela m&#8217;allait bien, je ne cherche pas à tout prix le choc stylistique. Et puis j&#8217;ai laissé tomber quelques jours, trop occupée à me battre avec Paris3 pour avoir une autorisation de labo en bonne et due forme.<br />
J&#8217;ai repris un matin quelques jours plus tard et là, ce fût une vraie découverte du texte. J&#8217;ai compris l&#8217;intérêt des phrases longues, le souffle que cela donne à l&#8217; écriture de David Foster Wallace. L&#8217;histoire aussi est atypique : l&#8217;arrière grand-mère de l&#8217;héroïne Lénore disparait de sa maison de retraite, or elle a une maladie qui l&#8217;empêche de réguler sa température interne. Elle est donc obligée de rester dans un environnement à 37,5°C.  On s&#8217;attend par conséquent à ce que Lenore et son presque-fiancé Rick partent à sa recherche. Il n&#8217;en est rien bien sûr &#8211; en tout cas pas à la façon road trip à laquelle je m&#8217;attendais. Au final, il s&#8217;agit plus d&#8217;une histoire de <em>personnages</em>, de vies entremêlées, sur un fond burlesque où se côtoie une société de petits pots pour bébés, un perroquet très bavard embauché par une télévision chrétienne et des entretiens avec un psychanalyste obsédé de l&#8217;hygiène&#8230; En gros, il est très compliqué d&#8217;établir <span style="text-decoration: underline;">ce que </span><em>La fonction du balai</em> <span style="text-decoration: underline;">raconte</span>. En revanche, ce dont le roman <span style="text-decoration: underline;">parle</span>, c&#8217;est clairement des relations entre les gens, ceux de notre enfance, ceux de notre adolescence, comme parfois les fantômes du passé redeviennent tangibles et surtout comme <em>le monde est tout petit</em>. Sans le vouloir peut-être, David Foster Wallace traite à sa manière la théorie des 6 degrés de séparation. Enfin, pour finir, je crois bien que le monologue de Rick sur Lenore est juste la plus belle déclaration d&#8217;amour que j&#8217;ai jamais lue. Parce qu&#8217;elle n&#8217;est pas &laquo;&nbsp;guimauve&nbsp;&raquo;, parce qu&#8217;elle est fraîche, parce qu&#8217;elle est masculine mais sensible (Et je ne suis pas une romantique loin de là), elle m&#8217;a plu énormément.
</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;histoire se finit étrangement, mais elle a le mérite de laisser au lecteur une porte de sortie à son imaginaire sur les personnages, à des niveaux différents. C&#8217;est une découverte amusante pour le moins. Surprenante à coup sûr.</p>
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		<title>Moby Dick &#8211; Melville</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Aug 2010 08:05:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Autruche</dc:creator>
				<category><![CDATA[Review]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Ne jamais se mettre entre Achab et sa baleine&#160;&#187; est une phrase que j&#8217;ai parfois entendu. Je savais que cela faisait référence à Moby Dick de Melville, sans jamais pourtant avoir lu ce livre, comme quoi parfois certains personnages sont si forts qu&#8217;ils entrent dans la culture collective. Enfin, &#171;&#160;si forts&#160;&#187;, je vais sans doute [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Ne jamais se mettre entre Achab et sa baleine&nbsp;&raquo; est une phrase que j&#8217;ai parfois entendu. Je savais que cela faisait référence à <em>Moby Dick</em> de Melville, sans jamais pourtant avoir lu ce livre, comme quoi parfois certains personnages sont si forts qu&#8217;ils entrent dans la culture collective. Enfin, &laquo;&nbsp;si forts&nbsp;&raquo;, je vais sans doute un peu vite, personnellement, j&#8217;ai trouvé la psychologie des personnages &#8211; surtout d&#8217;Achab- plus que limitée. J&#8217;ai parfois eu l&#8217;impression de ne lire qu&#8217;une suite d&#8217;évènements sans intérêt et sans queue ni tête, sauf peut-être celui de montrer que la recherche de la grande baleine est longue et fastidieuse et la vie des hommes à bord, dure et parfois cruelle. Cette dite baleine est chassée par le Capitaine Achab car elle lui a un jour arraché la jambe alors qu&#8217;il tentait de la tuer. Depuis, il la traque sans relâche, sa jambe de bois ingénieusement arrimée au pont du bateau.</p>
<p style="text-align: justify;">Certes, j&#8217;ai ressenti moins d&#8217;ennui que pendant la lecture du <em>Vieil homme et la mer</em>, le vocabulaire marin est simplifié et fait &laquo;&nbsp;vrai&nbsp;&raquo; mais néanmoins, l&#8217;impératif de la quête d&#8217;Achab, son obsession qui tourne à la folie, n&#8217;est pas bien démontré. De plus, d&#8217;un narrateur en focalisation interne (c&#8217;est un de ses marins qui parle à la première personne) pendant les 2 tiers du roman, on passe à un narrateur complètement omniscient lors de la fin du roman. Melville s&#8217;en sort par une pirouette dans l&#8217;épilogue mais cela n&#8217;empêche pas de déceler des ficelles un peu trop grosses. Encore une fois, c&#8217;est un livre, je pense, à réserver à la jeunesse. (Mais j&#8217;avoue que cela suffit, j&#8217;ai eu ma dose)</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, Giono était un grand admirateur de Melville (lui ayant même consacré un ouvrage), je ne pouvais donc rester sans avoir lu ce qui est considéré comme son chef d&#8217;oeuvre. Voilà qui est chose faite, et si je ne ressens pas le besoin de pousser l&#8217;analyse, l&#8217;ensemble fut plaisant.</p>
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		<title>Les Lais &#8211; Marie de France</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Aug 2010 17:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Autruche</dc:creator>
				<category><![CDATA[Review]]></category>

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		<description><![CDATA[Les Lais de Marie de France sont un des classiques du Moyen-Age, mais je ne m&#8217;y étais jamais plongée. Je n&#8217;y avais jamais été encouragée non plus, jusqu&#8217;à ce qu&#8217;ils entrent au programme de Master l&#8217;an dernier. Je n&#8217;étais alors pas totalement convaincue de vouloir m&#8217;engager dans autre chose que du XXième siècle et j&#8217;ai [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les <em>Lais</em> de Marie de France sont un des classiques du Moyen-Age, mais je ne m&#8217;y étais jamais plongée. Je n&#8217;y avais jamais été encouragée non plus, jusqu&#8217;à ce qu&#8217;ils entrent au programme de Master l&#8217;an dernier. Je n&#8217;étais alors pas totalement convaincue de vouloir m&#8217;engager dans autre chose que du XXième siècle et j&#8217;ai donc écarté ce cours. Après avoir vu Isa se battre et se débattre avec ces fameux <em>Lais</em> tout en restant totalement enthousiaste (et comment ne pas l&#8217;être, c&#8217;est sa période privilégiée), je me suis dit que je ne pouvais tout de même pas mourir idiote.</p>
<p style="text-align: justify;">Contrairement à ce que je pensais, ces (très petites) nouvelles rassemblées selon les historiens par une certaine Marie de France (c&#8217;est-à-dire d&#8217;Ile de France) sont très accessibles. La traduction en français moderne aide grandement, c&#8217;est certain (encore que quand on a lu toute la <em>Première Continuation du Conte de Graal</em> en moyen-français pour une UE de licence, le reste devient facile&#8230;). Pour la plupart, les <em>Lais</em> sont issus de la tradition orale Bretonne (et par cela on entend à l&#8217;époque l&#8217;Angleterre) &#8211; même si quelques uns étaient déjà rédigés en saxon ou en latin, Marie de France se &laquo;&nbsp;contentant&nbsp;&raquo; alors simplement de les traduire. Ils narrent tous des histoires d&#8217;amour, qui semblent très simplistes à première vue, mais il ne faut pas mépriser les contemporains de Marie de France : l&#8217;époque n&#8217;est que symbolismes et <em>exempla</em>. Entre l&#8217;enfant de l&#8217;amour qui vengera sa mère et le chevalier qui s&#8217;éprend de la femme de son roi, les diégèses sont aussi vastes que la distance temporelle que l&#8217;on a avec cette époque. Et pourtant, si j&#8217;avais parfois l&#8217;impression de lire de la littérature de jeunesse (le côté chevalier en armure, sans nul doute), il n&#8217;en reste pas moins que les thèmes traités sont très adultes, et surtout très &laquo;&nbsp;réfléchis&nbsp;&raquo;. Il ne s&#8217;agit pas d&#8217;historiettes traduites ici pour distraire. Leur portée va plus loin et notamment l&#8217;incursion récurrente de topoï du merveilleux est ce qui en fait une matière riche à analyser.</p>
<p style="text-align: justify;">Je n&#8217;ai pas encore lu les ouvrages critiques, ni le cours à proprement parler, mais il me semble que le relevé systématique et analytique des motifs (la structure narrative notamment) est une bonne piste vers laquelle aller. Ou encore regarder de plus près, justement, la portée éducative des Lais (qui me rappelle par bien des façons les <em>Histoires Tragiques</em> de Rosset ou de Boaistuau, encore que dans un cas il s&#8217;agit principalement d&#8217;amour, et que dans l&#8217;autre de meurtres sanguinaires, mais cela n&#8217;empêche pas les mécanismes d&#8217;être les mêmes). J&#8217;ai eu la grande chance, qui plus est, de lire le mémoire d&#8217;Isa sur les <em>Continuations</em>, et même si les <em>Lais</em> en sont bien différents par beaucoup d&#8217;aspects, cela m&#8217;a donné envie d&#8217;étudier un peu plus de Moyen-Age.</p>
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		<title>D&#8217;autres vies que la mienne &#8211; E. Carrère</title>
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		<pubDate>Sat, 03 Jul 2010 10:41:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Autruche</dc:creator>
				<category><![CDATA[Review]]></category>

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		<description><![CDATA[Je ne saurais dire de quel type d’oeuvre relève D’autres vies que la mienne d’Emmanuel Carrère. Certainement pas du roman, car il n’appartient pas au genre fictionnel, certainement pas de l’autobiographie… Alors quoi ? Alors rien, le livre est atypique et l’on n’inventera pas une catégorie pour lui. J’avais l’impression parfois de lire un blog, des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Je ne saurais dire de quel type d’oeuvre relève <em>D’autres vies que la mienne</em> d’Emmanuel Carrère. Certainement pas du roman, car il n’appartient pas au genre fictionnel, certainement pas de l’autobiographie… Alors quoi ?</p>
<p style="text-align: justify;">Alors rien, le livre est atypique et l’on n’inventera pas une catégorie pour lui. J’avais l’impression parfois de lire un blog, des morceaux de notes éparses mais liés par une alchimie magique qui faisait que l’ensemble fonctionnait, fonctionne. L’écriture, le style est fluide, facilement accessible.</p>
<p style="text-align: justify;">Le fond, l’histoire de deux pertes, celle d’un enfant pour ses parents, l’histoire de la perte d’une mère pour ses enfants et sa famille, est somme toute banal mais extrêmement bien traité ; sans pathos ou mièvrerie. La mort n’est pas vécue de l’intérieur, elle est racontée, presque scénarisée, désensibilisante à l’extrême.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est la forme qui m’a le plus enthousiasmée. Les intertextualités sont légions, explicites ou implicites, la quantité de référence auxquelles Carrère fait appel dépasse de loin l’entendement, comme s’il justifiait, légitimisait la narration de ces deux histoires sans cesse. Comme si ses sources bibliographiques – car il y en a, sans nul doute, du travail de recherche là-dessous- étaient intégrées, faisait corps avec son récit. Carrère convoque des classiques, des spécialistes, des &laquo;&nbsp;<em>garants de caution&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Et puis, ce qui est interessant, c’est la portée métadiégétique de l’œuvre. Le titre <em>D’autres vies que la mienne</em> est un semi-mensonge, Carrère se livre et se raconte énormément dans son livre, mais surtout il raconte sa façon de travailler. La posture de l’écrivain, sa place dans le monde, sa mission, l’endroit de l’écriture… tout ceci n’est pas abordé de manière frontale mais se fait tout de même une place de choix dans l’ouvrage. Et finalement, si le genre n’est pas fictionnel, si les histoires racontées ne sont pas romanesques, l’écrivain, lui, l’est incontestablement. Ce serait vraiment à étudier de plus près…</p>
<p style="text-align: justify;">Quelques longueurs sur la fin du livre, on voudrait se débarrasser des derniers récits de ceux qui « restent » après la mort, parce que finalement l’œuvre raconte plus ce qu’il reste, ce qu’il se passe « après » que la mort elle-même, mais la somme est, à la fin, indigeste. La conclusion, enchâssement explicite de l’histoire de l’écriture dans l’histoire des morts (la fameuse métadiégèse) est plus ou moins inutile… J’aurais aimé laisser ouverte la possibilité que ce soit de la fiction, ou de l’auto-fiction. Laisser planer le mystère, rester dubitative, questionnée, intriguée. Je ne dois pas aimer les portes qui se ferment.</p>
<p style="text-align: justify;">Le livre en tout cas, laisse l’impression d’une œuvre mature, aboutie, bien construite, <em>maitrisée</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Un exemple, au moins à ce niveau-là.</p>
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		<title>Le vieil homme et la mer &#8211; Hemingway</title>
		<link>http://www.lapolitiquedelautruche.com/wordpress/2010/07/le-vieil-homme-et-la-mer-hemingway/</link>
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		<pubDate>Thu, 01 Jul 2010 08:54:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Autruche</dc:creator>
				<category><![CDATA[Review]]></category>
		<category><![CDATA[Six pieds]]></category>

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		<description><![CDATA[Honte. Honte, la honte sur moi, je n&#8217;avais pas relu Le vieil homme et la mer depuis, quoi, le collège ? Et pourtant, j&#8217;adore Hemingway, Paris est une fête m&#8217;a enchanté l&#8217;été dernier&#8230; Eh bien Le vieil homme m&#8217;a beaucoup moins enthousiasmée, étrangement. Je ne me suis pas retrouvé dans ce &#171;&#160;conte&#160;&#187;, cette histoire de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Honte.</p>
<p style="text-align: justify;">Honte, la honte sur moi, je n&#8217;avais pas relu <em>Le vieil homme et la mer</em> depuis, quoi, le collège ? Et pourtant, j&#8217;adore Hemingway, <em>Paris est une fête</em> m&#8217;a enchanté l&#8217;été dernier&#8230; Eh bien <em>Le vieil homme</em> m&#8217;a beaucoup moins enthousiasmée, étrangement. Je ne me suis pas retrouvé dans ce &laquo;&nbsp;conte&nbsp;&raquo;, cette histoire de vieil homme qui se bat contre cet énorme poisson, qui se bat contre sa condition physique, sa soif, sa faim, ses muscles blessés, contre les requins&#8230; Et qui finit par perdre.</p>
<p style="text-align: justify;">Je ne suis pas complètement naïve et je sais parfaitement ce qu&#8217;Hemingway a voulu nous faire comprendre par là, la vacuité de certaines choses de la vie, la faillite permanente, le pessimisme en lame de fond (tiens, ça me rappelle quelqu&#8217;un&#8230;)</p>
<p style="text-align: justify;">Alors que le roman est court, j&#8217;ai trouvé cela long et je l&#8217;avoue, je me suis même ennuyée. Je rêvais d&#8217;océan, de grands espaces marins, mais Hemingway ne nous livre que la surface des éléments, pour mieux révéler la profondeur du personnage.</p>
<p style="text-align: justify;">Au final, la seule chose qui m&#8217;aura plu de cette oeuvre est la poétique d&#8217;Hemingway, sa prose si dense si particulière que je trouve toujours aussi magnifique, quant au reste, cela m&#8217;est tombé des mains.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p style="text-align: justify;">Pour un intermède plus personnel, je lis en ce moment <em>D&#8217;autres vies que la mienne</em> de Carrère, j&#8217;essaie de me forger une culture du XXIième siècle, ce qui n&#8217;est pas évident pour une mordue du XXième comme moi, alors je glane ici et là des idées et surtout des conseils de lecture, qui ne soient pas SF, ou polar, seulement du &laquo;&nbsp;classique&nbsp;&raquo; du XXIième&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;envie de travailler Henri Troyat me démange, mais ce n&#8217;est pas au programme du M2, mais je pense pouvoir négocier du temps pour des articles de recherche, qui sait ? Mon directeur ne semblait pas s&#8217;y opposer. Je ne me décide pas sur mon programme des deux années à venir, j&#8217;essaie à tout prix d&#8217;éviter le séminaire de LGC, c&#8217;est tout, parce que c&#8217;est vraiment un cursus rédhibitoire pour moi&#8230; Comment ne rien approfondir tout en développant des tas d&#8217;idées.</p>
<p style="text-align: justify;">Bref, il faut que je jette un coup d&#8217;oeil et que je commence à investir dans les ouvrages critiques mais je viens de soutenir alors&#8230; du calme, du repos et du plaisir.</p>
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		<title>Demain les chiens &#8211; Clifford D. Simak</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Apr 2010 14:07:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Autruche</dc:creator>
				<category><![CDATA[Review]]></category>

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		<description><![CDATA[Il parait que Demain les chiens de Clifford D. Simak est un classique de la littérature SF. C&#8217;est ce que dit la quatrième de couverture en tout cas. Moi je ne connaissais pas, sans doute parce que je suis une totale autodidacte sur la SF et la Fantasy. Je vous brosse le portrait rapidement : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Il parait que <em>Demain les chiens</em> de Clifford D. Simak est un classique de la littérature SF. C&#8217;est ce que dit la quatrième de couverture en tout cas. Moi je ne connaissais pas, sans doute parce que je suis une totale autodidacte sur la SF et la Fantasy.</p>
<p style="text-align: justify;">Je vous brosse le portrait rapidement : dans un monde post-civilisation humaine, des chiens doués de la parole s&#8217;échangent autour du feu contes et mythes sur les anciens temps, -et notamment sur la genèse de leur propre civilisation, leur don de la parole, la disparition de l&#8217;Homme&#8230; Le roman est découpé en 8 contes/mythes donc, se passant à des époques différentes, marquant l&#8217;évolution de l&#8217;effondrement de la civilisation humaine et l&#8217;avènement de celle des chiens. Le fil rouge est l&#8217;histoire d&#8217;une famille, les Webster qui, d&#8217;une façon ou d&#8217;une autre, participe toujours à l&#8217;évolution.</p>
<p style="text-align: justify;">Si j&#8217;ai aimé l&#8217;intrigue, la façon dont c&#8217;est amené, le découpage, les personnages complexes, toujours en demi-teintes, le mutant Joe -que j&#8217;ai trouvé détestable mais si bien construit ! (et qui m&#8217;a fait fortement penser au Taltos de Rice), la chronologie de chacun des contes, l&#8217;extrême variété dans la démonstration de l&#8217;évolution &#8211; passant de la conquête de Jupiter à la re-découverte de l&#8217;arc et des flèches -,  le dénouement implacable sous-entendant que c&#8217;est une évolution logique et inexorable qu&#8217;une civilisation chasse l&#8217;autre, le personnage de Jenkins, véritable mémoire collective et ancestrale&#8230; j&#8217;ai moins aimé le blabla qui précède chaque mythe.</p>
<p style="text-align: justify;">Ils sont sensés refléter les recherches canines sur ces contes. Trois grands spécialistes de la littérature canine s&#8217;affrontent et retranscrivent leur point de vue sur chacun des mythes. J&#8217;ai trouvé cela inutile et j&#8217;avoue avoir sauté quelques lignes car j&#8217;ai parfois eu l&#8217;impression que cela me &laquo;&nbsp;coupait&nbsp;&raquo; dans mon élan de la lecture. L&#8217;idée est parfois bonne &#8211; elle fonctionne dans d&#8217;autres romans que j&#8217;ai lu, mais j&#8217;ai trouvé que ce double découpage &#8211; le découpage en contes, puis le découpage du conte en deux, avec l&#8217;explication des théories canines sur leur genèse en avant-propos systématique donc, alourdissait la forme. Je ne saurais dire à quoi cela tient.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais après tout, ce n&#8217;est qu&#8217;un inconvénient mineur. <em>Demain les chiens</em> est sûrement plus complexe qu&#8217;il n&#8217;y parait à la première lecture. J&#8217;ai l&#8217;impression d&#8217;avoir manqué pleins de choses importantes pour la compréhension totale du roman, qui est extrêmement fourni en concepts différents les uns des autres. Suffisamment de manques pour avoir envie de le relire prochainement en tout cas&#8230;</p>
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		<title>Persuasion 2- Jane Austen</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Apr 2010 07:17:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Autruche</dc:creator>
				<category><![CDATA[Review]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;avais dit que j&#8217;y reviendrai, et puis rien ne sortait de mon cerveau embrumé par la routine. Mais je me suis réveillée ce matin avec l&#8217;envie d&#8217;écrire. J&#8217;ai dit plus haut &#8211; ou précédemment- que la critique sociale était toujours aussi vive dans Persuasion que dans les autres romans de Jane Austen. En y réfléchissant, elle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">J&#8217;avais dit que j&#8217;y reviendrai, et puis rien ne sortait de mon cerveau embrumé par la routine. Mais je me suis réveillée ce matin avec l&#8217;envie d&#8217;écrire.</p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;ai dit plus haut &#8211; ou précédemment- que la critique sociale était toujours aussi vive dans <em>Persuasion</em> que dans les autres romans de Jane Austen. En y réfléchissant, elle y est même plus vive. A la différence de ces précédentes oeuvres, le roman ne se contente pas d&#8217;une critique annexe à l&#8217;intrigue principale. L&#8217;héroïne n&#8217;est pas forte et entêtée comme dans <em>Raison et Sentiment</em>s ou <em>Orgeuil et Préjugés</em>. Elle subit de plein fouet les travers du XVIIIème siècle anglais. Sans la volonté d&#8217;un père de marier à tout prix sa fille dans la hauteur de sa naissance sans tenir compte de son coeur, l&#8217;intrigue est plate et le dénouement incompréhensible. Le dénouement d&#8217;ailleurs n&#8217;est &#8211; à mon avis- pas aussi jouissif et percutant que ceux de ces autres oeuvres. Au risque de me répéter il s&#8217;agit d&#8217;une oeuvre publiée à titre posthume.</p>
<p style="text-align: justify;">En terme de style, c&#8217;est du Jane Austen un peu fatigué. Les descriptions des maisons, des vêtements et du visage des gens sont faites, mais à peine. D&#8217;ailleurs, le roman est court, car peu étoffé de ses descriptions qui font le style de Jane Austen.</p>
<p style="text-align: justify;">La tonalité est plus grave que dans les autres romans. L&#8217;héroïne est plus vieille, plus sage, plus silencieuse. Elle a un caractère plus enclin à la solitude. S&#8217;il y a quelques années je m&#8217;identifiais parfaitement à Elizabeth de <em>First Impressions</em> (le premier titre de <em>Pride &amp; Préjudice</em>), aujourd&#8217;hui, je crois que je pourrais totalement être Anne Elliot.</p>
<p style="text-align: justify;">Les lieux ne sont non plus pas les mêmes. Là où la station balnéaire Bath n&#8217;est souvent évoqué que par passages, pas allusions, l&#8217;intrigue majeure de <em>Persuasion</em> se passe à Bath. Les descriptions sont là plus fournies d&#8217;ailleurs -(il semble que Jane Austen vouait une passion à Bath)- et l&#8217;on retrouve une ambiance à la fois plus légère dans le déroulement du temps qui passe et une intrigue plus complexe, avec des personnages qui se croisent et se recroisent et dont les vies s&#8217;entremêlent. J&#8217;ai choisi de me laisser porter plutôt que d&#8217;arriver à retracer les connexions infinies qui existent entre eux.</p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;ai déjà parlé des mécanismes lourds que Jane Austen met en place pour nous montrer comment Anne Elliot sait s&#8217;auto-persuadée et être persuadée par les autres de choses fausses ou dénaturées. Ce sentiment disparait tout à fait sur les trente dernières pages du roman. Ce qui est très appréciable, si, comme moi, on aime la subtilité. Le roman est court, je l&#8217;ai dit. Aussi court, voire plus court qu&#8217;<em>Emma</em> &#8211; mais encore une fois, je suis convaincue que cela tient à la forme inachevée de l&#8217;oeuvre. L&#8217;intrigue est certes complète et aboutie, mais il y aurait beaucoup à retravailler. Je conclurai en disant que le roman m&#8217;a plu, mais ne m&#8217;a pas emporté comme mes précédentes lectures de Austen et que bien que ce fut le dernier écrit, ce serait peut-être le premier de tous à lire &#8211; pour garder le meilleur pour la fin.</p>
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		<title>Persuasion &#8211; Jane Austen</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Mar 2010 22:18:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Autruche</dc:creator>
				<category><![CDATA[Review]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce week-end, j&#8217;ai enfin pu lire autre chose que mes essais, mes études, mes analyses&#8230; Persuasion de Jane Austen m&#8217;attendait depuis Noël. Vous vous rappelez que j&#8217;aime Austen d&#8217;amour vrai. J&#8217;ai failli faire un cursus en Littérature Comparée pour elle. J&#8217;ai lu tous ses romans, parfois en version originale. Je n&#8217;avais pas encore lu celui-ci, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ce week-end, j&#8217;ai enfin pu lire autre chose que mes essais, mes études, mes analyses&#8230; <em>Persuasion</em> de Jane Austen m&#8217;attendait depuis Noël.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous vous rappelez que j&#8217;aime Austen d&#8217;amour vrai. J&#8217;ai failli faire un cursus en Littérature Comparée pour elle. J&#8217;ai lu tous ses romans, parfois en version originale. Je n&#8217;avais pas encore lu celui-ci, voilà qui est fait, ou bientôt, j&#8217;en suis quasiment à la fin.</p>
<p style="text-align: justify;">Je vous fais le topo rapidement, Anne une jeune fille de bonne famille a bien plus de 25 ans et n&#8217;est toujours pas mariée. Elle fut fiancée à Frederick il y a quelques années, mais comme il était de naissance moins haute, le père de la jeune fille a refusé le mariage. Quelques années plus tard, il se trouve qu&#8217;ils doivent se rencontrer à nouveau et pendant plusieurs semaines pour cause de relations communes. Anne réussit à se <em>persuader</em> qu&#8217;il ne l&#8217;aime plus&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Je ne vais pas mentir, j&#8217;aime moins ce roman. Habituellement Jane Austen est une reine de la critique sociale de son temps et de la subtilité de ses démonstrations de valeurs morales. <em>Pride &amp; Prejudice</em>, <em>Sense &amp; Sensibility</em> sont des monuments, non pas par leurs intrigues, plutôt banales avouons-le, mais parce que toute leur démonstration, leur enseignement, -celui de refuser l&#8217;orgueil, celui d&#8217;écouter son coeur, certes un peu mièvre, était subtilement distillé au long du roman.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui n&#8217;est pas le cas ici. On voit les mécanismes de persuasion qui reviennent, lancinants, pas très bien amenés. On sent l&#8217;effort,  on sent que quelque chose de grand peu sortir mais que rien ne vient. Comme si elle avait tout donné pour ses premiers romans, et elle s&#8217;était, avec le succès, relâchée sur ses derniers écrits (<em>Persuasion</em> est publié de manière posthume). L&#8217;intrigue est égale à elle-même, et la critique sociale du XIXe est toujours succulente&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;y reviendrai.</p>
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