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Ecrit deux bonnes pages

Samedi, janvier 14th, 2012

« Ecrit deux bonnes pages » du Machin, sur les Essais, ça s’est fait tout seul, je me suis dit, ça vient ou ça vient pas, si ça vient c’est bien.

Au final, aucune citation, aucun travail de source, juste écrire. Je sais que ça va m’agacer quand je vais devoir tout rajouter, mais il semble quand même que ce soit la bonne méthode de travail. Quand je source tout de go, je m’interromps trop souvent, je perds le fil. J’ai écrit deux pages en 1h30, ce qui est énorme pour moi qui écrit une page par jour (4h).

Cette fin et début d’année furent vraiment difficiles.

Depuis le 15 novembre, j’ai eu l’impression de retenir mon souffle. Ça revient petit à petit mais ce n’est pas bien glorieux.

Toujours pas rangé mon bureau, depuis des semaines que ça dure, quand je range un livre un autre prend sa place, les cartes de fidélité en vrac, les numéros de téléphone sur des bouts de papier, une agrafeuse (ai-je vraiment besoin d’une agrafeuse ?), enfin, je suppose que c’est encore parti pour trois ans comme ça.

14 pages sur 100.

Mercredi, janvier 11th, 2012

Selon mes très savants et complexes calculs, j’ai écrit 14% de cette chose qu’on appelle « mémoire » (et que moi j’appelle « machin »).

C’est la débandade, je ne sais plus par quel bout le prendre. Et puis le côté psychorigide me pèse, je sais bien que l’organisation est le seul moyen pour moi d’avancer mais j’ai parfois bien envie de déchirer ce plan en milliers de morceaux.

En plus je me sens vieille avec le cerveau d’une huître sous lexomil qui va avec (en fait c’est surtout ça, parce que j’ai évidemment gardé le physique de mes lointains 18 ans- ce qui n’est pas un avantage capillairement parlant mais on peut pas dire que j’ai des problèmes pour m’habiller.)

J’ai lu un roman de Feist et commencé sa suite et je n’arrive pas à déterminer si je m’ennuie profondément à cette lecture ou bien si c’est complètement addictif. C’est-à-dire qu’une fois dedans je peux le lire plusieurs heures d’affilée mais quand je m’arrête il faudrait me payer pour reprendre (et encore).

Tout ceci ne m’empêche pas de me nourrir quasi exclusivement de tartines au beurre, ce qui me conforte dans mon auto-diagnostic d’obsessionnelle compulsive.

J’en ai marre du noir et blanc.